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Les doutes

Dernière mise à jour : 15 avr.

Aujourd’hui, je voudrais vous parler des doutes. Et d’à quel point, ils font aussi parti du chemin.

Quand j’ai commencé à écrire ce premier livre, je n’avais pas vraiment d’objectif en tête quant à sa publication et sa diffusion. J’avais juste très envie de le créer. Alors je me suis lancée.

J’avais pris des notes, griffonné des idées pendant des mois avant de décider de me lancer, et de structurer tout ça en un manuscrit. Au début, j’avais une idée un peu différente de la manière de mêler la pâtisserie aux idées et au concepts que je voulais développer. Je pensais faire quelque chose de plus théorique. Mais en écrivant les partages, je me suis rendue compte que ceux qui parlaient de mon histoire personnelle étaient bien plus intéressant, plus ancré dans la réalité, moins conceptuels.

C’est donc en écrivant que tout s’est précisé, et s’est orienté de la manière dont il est aujourd’hui écrit.

J’ai eu beaucoup de moments de doute, au fur et à mesure que je l’écrivais. Pas par rapport à mon idée, ou à ma capacité à aller jusqu’au bout de cette envie. Mais par rapport au fait de me sentir légitime à écrire.

(C’est d’ailleurs quelque chose que j’évoque dans un passage du livre).

Je suis quand même allée au bout de mon projet. Et le moment venu, j’ai contacté des éditeurs.

Le premier retour que j’ai eu a été un refus, et heureusement pour moi, contrairement à toutes les autres réponses négatives que j’ai reçues ensuite, il était constructif.

L’éditrice me disait que le livre était chouette, mais que ce côté hybride - qui caractérise l’univers que je suis entrain de créer, mêlant recettes, partages, et philosophie de vie - n’existait justement nul part en édition française. Et par conséquent elle ne savait pas si un lectorat existait pour cela (et qu’en gros, peu d’éditeurs prendraient le risque de me publier).

J’avais passé tellement de temps à écrire, à réfléchir, à créer, pâtisser, photographier pour ce résultat. J’avais mis tellement d’amour et d’énergie dans ce manuscrit, qu’à la lecture de cette première réponse, j’étais dépitée.

Alors j’ai laissé passer l’émotion. J’ai décanté quelques minutes Et puis j’ai réfléchis.

N’importe quoi qui existe aujourd’hui, que ce soit devenu courant, que ce soit rare, farfelu ou banal. Rien n’existait avant que ce soit créé.

Et cette pensée m’a reboostée.

J’ai transformé ce doute en défi. En me disant qu’il n’y a qu’en allant jusqu’au bout de mon idée que je saurais si elle plairait ou non.

J’ai reçu d’autres réponses négatives. Mais j’en ai aussi reçu 4 positives.

Et hier, ça m’a fait bizarre, de voir mon livre, dans un rayon de ma librairie de quartier.

Les doutes sont remontés. Cette sensation d’illégitimité de voir mon livre au milieu d’ouvrages d’auteurs avec bien plus de notoriété est revenue. Le doute de savoir si finalement, ça plairait.

Mais je les ai vite chassés. Et j’ai éprouvé de la fierté. Je n’avais plus à douter de la légitimité de mon livre. Si j’en cherchais encore une preuve, elle était sous mes yeux, par le fait qu’il soit posé sur cette étagère, dans une librairie.

Et savoir si ce premier essai plairait ou pas aux lecteurs, il n’y a qu’en ayant les retours que je le saurais. Ce n'est qu'une première expérience. Elle me sert aussi à progresser.

Tout cela pour dire que le doute, quand on se lance dans un projet, dans une nouvelle aventure, fait aussi partie du chemin. Et il se manifeste à bien des endroits, et à différents moments. Mais ce n’est pas lui qui doit nous empêcher de continuer.


Croyez en vos rêves et en vos idées. Et tant que vous êtes animés par ce que vous faites, avancez autant que vous le pouvez.

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